Il n'y a que mes rimes qui soient embrassées
Le corps engourdi je me reveille,
La semi-obscurité me permet
De ma solitude constater,
Les journées sont toutes pareilles.
Dans mon lit aucune âme-soeur,
La réalité est bien fade,
Personne pour, à la chamade,
Faire tambouriner mon coeur.
Mes songes sont toujours éveillés,
Mes nuits sont d'apres trous noirs,
Des comas denués d'exutoire,
Mes fantasmes ainsi contenus à l'excès.
Je me lève gelé, le lit est froid,
Personne dans mes bras, pas de sourire,
Aucune femme mutine qui puisse me faire rire,
Aucune raison de rester dans cette pièce, cet endroit.
Les cols roulés, avec l'arrivée du Printemps,
Laissent place aux aguichantes brassières,
Dévoilant les courbes de part l'étoffe légère,
Et je contemple les femmes de ma fenêtre en me scarifiant.
Mina! , le 21 Mars 2005